28.04.2009
Dead or retard ? III
Le 1er film de zombie que j’ai vu c’était sur Arte dans la nuit d’Halloween, dans ma 10 ème année, j’avoue que je me suis grave chiée dessus pendant une semaine. J’en ai gardé le souvenir d’une tête écorchée et sanglante, muni de 2 globes oculaires fous au dessus d’une « bouche » muni de dents s’ouvrant sur des mots rageants.
J’étais jeune, incroyablement peureuse et en possession -depuis que j’ai un cerveau- d’une imagination + agaçante que débordante.
J’ai passé tout mon 13ème été dans le salon de mes parents, rideaux tirés, me gavant de tous les films d’horreur que je pouvais trouver à la « gazette vidéo-club » de mon petit canton.
J’avais lu à l’époque une étude sur la « confrontation » à la peur comme remède. Pour le coup je m’étais découvert une nouvelle passion et une -nouvelle- incompréhension de mes parents et rares amies.
Dans ces films, les vampires étaient ridicules, les loups-garous mal fait, les monstres en tout genre juste drôles, les tueurs en série et boucher par contre, captivants. Mais il y avait un « genre » que je ne connaissais pas encore -peu souvent abordé par mes auteurs chéris sous cet angle- et que je trouvais magnifiques.
Les zombies.
Les revenant sont dégueulasses, il en manque souvent la moitié. Etant passionnée par l’anatomie, je me régalais de ce spectacle enfin visuel. Et les deads tout frais sont juste…séduisants. Les yeux vitreux incroyables, la lèvre pendante ou relevée sur des dents tâchées aussi hypnotisantes qu’un canon de flingue. J’aime le zombie à peine mastiqué, encore un peu alerte et surtout je l’aime grognant et rauque, fesant vibrer l’air on ne sait comment, dans sa gorge défoncée, les plaies suintantes et luisantes sous les tâches de terre qui maculent ses restes de vêtements.
Je suis aussi sincère quand je te dis que je les admire autant qu’ils m’angoissent par le fait de leur probabilité (du moins par ma logique et mon cerveau fertile) IRL (in real life pour les noobs).
15:32 Ecrit par violaine | Commentaires (0) | Tags : shut up and let me go |
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12.03.2009
Dead or retard ? II

Les "retardés"ne sont pas en reste non plus mais je ne me rend compte de leurs maladies fréquemment que trop tard.
Un trisomique dans une rue ou un magasin, de part sont apparence, je le reconnais et même si pour me rassurer j'ai regardé "Corky", oui ils ont bien l'air gentil comme tout mais je préfère apprivoiser un loup plutôt que donner la réplique au comédien "différent" pour l'opérateur de téléphonie mobile "gnongnon". (On peut m'expliquer d'ailleurs l'intérêt ? ça fait vendre ?)
Quand je parle de "trop tard", je parle du souvenir d'être encerclé par un petit groupe de personnes, sans doute pleines de bonnes intentions mais avec la bave aux lèvres, l'œil hagard et leurs mugissements, désolé mais non je ne me sens pas à l'aise. Moi de base, j'avais repéré un client potentiel et étant vendeuse, je faisais (pour une fois) mon travail. Rajoutons à ça une femme bruyante et démonstrative, voulant me faire un câlin, l'apoplexie n'était plus très loin. Pour commencer le torrent le larme accompagné de tremblements frénétiques. Manifestation physique de mon angoisse.
J'ai appris à ne pas crier. Ca les attire.
Cette "trisophobie" me vaut certes des remarques, sur le fait que je suis une vilaine pas belle méchante intolérante (mais bien sûr...). J'ai forcément droit aux remarques "mais ils sont gentils blablabla" et j'ai très envie de répondre "Connasse tu peux ravaler ta merde ! en quoi l'anuptaphobie serait + légitime que le mienne de phobie, vas chier !"
Mais si maintenant je te parlé de mon "problème zombie" ?
16:03 Ecrit par violaine | Commentaires (13) | Tags : freaky boobies |
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06.03.2009
Dead or retard ? I
Il y a des peurs inexplicables, communément appelées : phobie. Nous nommons, pour connaitre, reconnaitre et classifier, nous avons donc trouvé un terme qui regroupe les hérissements pileux, les cris stridents qui suivent ou précèdent les crissements de dents suite à la vision, voir pour les + malheureux, du contact, d'une souris/rat, araignée, serpent etc.
Jusque là tout va bien (ou presque) car ces phobies sont socialement acceptables et communes.
Le moi collectif, cher à "feu Yung", psy de son état, garde en mémoire, pour notre bien, nos instincts de primates post érection (homo sapiens il s'en va s'en dire, aucun jeu de mot dans ce caprice linguistique qui est mien) nous avertissant, par ces automatismes de répulsion, la promesse d'un contact sans doute mortel à l'époque (bénie) velue qui était la notre.
(certes certains humains se sentent l'âme rebelle à collectionner tout genre d'animaux, c'est d'un grotesque) (je suis frustration, ma mère, à l'époque de mes premières menstruations, ne voulait pas que j'ai de rat) (mon cher et tendre, le juif, accepte mal l'idée de cohabiter avec un furet) (je vais me lancer dans l'élevage de fourmis) (NA!)
Il y a des phobies bien moins communes, émétophobie, coprophobie, homophobie et xénophobie (ah non pardon ces derniers maux sont malheureusement politisés avec 10 % de français réuni sous la coupe de la fille d'Albator, le bien nommé Jean-Marie toutlemondeconnaissonnom).
Je souffre pour ma part d'agoraphobie (comme tout le monde le sait), achluophobie et de choulrophobie (comme beaucoup) mais aussi de "trisophobie" (cette phobie n'existe à priori pas car je n'ai pas trouvé de terme français pour ma phobie des personnes trisomiques).
A suivre...
15:35 Ecrit par violaine | Commentaires (4) | Tags : même pas peur ! |
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